Fuite

Dans le monde super idéal ou je vis, je meurs à petit feu. Pourquoi ? Bonne question. Je me la pose encore. Mais la réponse simple. Je ne veux juste pas y faire face. D’abord, il fait savoir que je suis une paresseuse. J’attends que les choses tombent du ciel. Alors me voilà coincée dans un job qui ne me plait et donc le salaire me permet de survive et non de vivre sans vraiment trop y changer.

Je reste la quasi-totalité de mes weekends enfermé dans ma chambre. En train de regarder des dramas. Vous savez les séries coréennes cucu la praline ou les protagonistes n’osent pas s’embrasser. Ses séries trop innocentes qui te font tout de même rêve. J’ai décidé d’opter pour la facilité plutôt que le combat. Donc je m’immerge dans le fantastique pour fuir ma vie.

Au début, cette méthode à très bien marcher. J’étais vraiment dans cette fausse réalité. Tout était beau, mais on ne peut y rester pour toujours. Le monde réel nous rattrape.

Foutu monde !

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Larmes

Il est 10h44 et je me fais chier comme un rat mort. Pourtant, j’ai du job, mais pas l’envie d’avancer. Rien ne me broute. Depuis la création de mon blog et de mon Instagram, je passe la majorité de mon temps à checker le nombre de likes, commentaires et vues. Je suis loin d’avoir une audience, très loin… Et c’est déprimant, j’ai beau dire que je m’en fous la vérité est toute autre. Je veux « des fans », interagir avec des gens, donner des conseils. Je veux être utile. Utile pour moi et les autres. Utile pur ne plus travailler pour les autres mais pour moi. Arrêter d’engraisser des gens qui se moquent de toi et de ton état de vie. Personnellement, je ne demande pas à avoir un énorme succès car, je ne pourrais pas le gérer, mais assez pour pouvoir à être libre du métro, boulot, dodo.

Je suis triste, les larmes coulent sans aucun effort sur mes joues dodues. Non enfaite, c’est de la déception. Déçue que mes illusions ont pris le dessus sur ma réalité. D’habitude, je les maitrise parfaitement, mais en ce moment, j’ai beaucoup de mal. Plus le temps passe et plus c’est difficile pour moi de faire semblant que tout va bien.

Délusion 10, Réalité 0!

Buzz

Nous vivons dans une ère ou tout le monde veux être vu et reconnu. Dans une ère du buzz. Dans une ère ou seul l’argent compte. Dans une ère de superficialité. Ou les rapports humains ne sont plus que du vent. Un monde connecté mais déconnecté de la réalité. Dans ce monde, je me sens perdu entre perdre ma morale pour réussir ou rester fidèle à qui je suis tout en étant pauvre. Je dois choisir entre un bonheur frivole et un bonheur réel. Sur ce Facebook ma vie est au top, j’ai 400 amis, je mange dans des restos de ouf, je suis active socialement, j’ai un visage sans défaut bref je donne l’illusion parfaite. J’aimerais tant dépasser ce stade et évoluer plus vers ce dont j’ai envie, ce que j’aime quitte à être hors du temps même marginale.

Dans l’optique d’être populaire j’ai créé ce blog, pour attirer un max de vues, pour me faire un max de pognon. Mais au fur et à mesure de mes écrits, je me suis rendu compte que je veux juste écrire. Écrire pour moi d’abord et écrire pour les autres. Même si j’ai 3 pèlerins sur mon blog, je serai satisfaite. Ce n’est pas un faux semble, je le ressens vraiment comme ça. Du coup, je suis sur une nouvelle optique, poster à mon rythme et toujours rester moi-même.

C’est dur de voir les choses différemment des gens, ne pas être dans un moule. D’avoir la capacité à « plus tu t’es fou plus tu es heureuse », alors que c’est une vraie thérapie, tu te libères de toutes les contraintes de la vision sociétale.

Fuck off le conditionnement! 😉

Célibataire

Depuis un certain nombre d’années que je n’ose compter, je navigue sur un océan de solitude qui se prénomme le célibat. Je suis défaitiste sur ce domaine beaucoup trop de malentendus (souvent de mon côté ). Quand tu vois un mec qui te regarde et tu crois que tu lui plais, mais enfaite pas du tout, vous captez? Voilà ce genre de malentendu. À force, bon j’ai laissé tomber. Je ne me fais plus de film. Je ne fais plus le premier pas. J’attends, un jour mon prince viendra sûrement quand mon cadavre sera rendu à l’état squelettique.

Une fois en erasmus, oui j’ai réalisé une année d’etude en Écosse, j’ai conquis un mec, oui oui oui, je vous jure. Sans avoir à rien faire et en plus pas un thon loin de là. Un grand brun (1m87) aux yeux marrons clairs avec des éclats de verts. Une belle dentition, intelligent et drôle pour un allemand pour vrai 😋. Bin ce connard m’a brisé le coeur. J’étais largement plus jeune qu’aujourd’hui, tout était nouveau pour. 1 er baiser, 1 ère relation x, 1 ère enfin c’est tout. Car je n’ai pas été en couple avec lui. Le salaud trompé sa meuf (une bonne connaissance) avec moi et quand je l’ai su, il etait déjà trooop tard. Son putain ADN s’etait répandu dans mon corps. J’étais in love, éperdument in love. Est-ce-que je vous ai dit qu’il était (est) beau? Un genre de Sean Faris ( veuillez taper ce nom sur google est ton ami pour avoir un aperçu de l’Homme). Un trou de c* qui m’a rendu fermé aux relations amoureuses. On a beau ne pas le dire, mais le first love laisse des traces. Dans mon cas, cela dure depuis un bon bout de temps. Je me marre de savoir ça, mais en réalité, je suis dans le mal. NON, je suis seule mais happy. C’EST FAUX je veux bien un mec, svp! Mec où es-tu? Mec ne te cache pas, je ne mords pas.

La bonne question reste à savoir si, je suis prête à assumer mon corps, véritable raison qui me fait rester seule. J’ai subi une opération mamaire pour réduire ma poitrine et surtout redresser mes seins tombants. Résultat j’ai des fucking gros cicatrices boursoufflés. Les vergetures présentes sur mes fesses graisseuses et mes seins n’arrangent pas les choses. Mon surpoids bordel de merde cette infamie, mon grand front à la mars attaque, ma pilosité de Chewbacca sur le menton, le ventre et pour finir, je pue des pieds.  Beaucoup de qualités qui me font me détester et ne plus supporter mon reflet dans un miroir plus de 5 minutes.  Comment trouver l’amour quand on ne s’aime pas?  Et mes chicos alors mes chicos oulalala elles sont no comment.
Game over love!

L’aigreur

Me voilà revenue sur le banc du travail. J’étais oklm pendant 3 mois à rien foutre chez moi, mais la pression sociale m’a térassé. Bon, je mens un petit peu l’une des vraies raisons est le manque de flouze, vous savez ce truc fabriqué de toute pièce pour rendre la population accro à son pouvoir. Du coup, je suis de nouveau en poste ! Je ris de nervosité, je n’ai littéralement pas envie de me lever tous les matins à 7h25 et passer 8h00 assisse sur une chaise dans un bureau en open space. Alors qu’est-ce que je vais faire ? Comme d’hab, rien à part augmenter mon taux d’animosité !

” It’s not easy to live in this life,
My brain goes crazy,
I has too many running thoughts at night when I try to sleep,
Is this a disorder?
What I’m waiting for to change it,
I try to forget all the bad ideas that I have inside me”.

L’aigreur prend le dessus sur ma bonne humeur naturelle, je sens parfaitement la rage inondée progressivement mes veines. Je ne peux hélas pas arrêter cette hémorragie et de toute façon, j’aime le sang. Un sang infecté de cellules d’amertumes. Franchement, je voudrais pouvoir sauter hors de ma chaise et aller prendre l’air pour une durée interminée…. Sur une île paradisiaque et ne plus revenir dans cette vie. Ça semble fou, courir vers le mode que je désire sans que rien ne me retienne.
Combien de rêves cela me prendre pour réaliser ce fantasme. Je ferme les yeux tous les soirs, pendant que des millions de rêves défilent à travers mes pensées. Dois-je me sentir coupable de ne pas travailler alors que mes collègues sont à 100% ? Pourquoi je me pose cette question, alors que perso je m’en branle à 100%. Je suis démotivée et pour l’instant je ne vois pas d’échappatoire.

” I close my eyes and I can see the darkness world I know is seem crazy,
But I don’t care call me crazy,
A million-dream keeping away from this horrible reality
Run away where I want to be
Maybe it’s wrong but a million dream keep me awake”

La cour de lamentations, c’est l’intérieur de mon être. Mon corps, mon esprit, ma vie, tout se plaint …. ”I should breathe and give my heart to live I need to calm down, find a way out”.

Décision

La Canada terre lointain (6h de vol), terre sauvage (ours bruns, grizzlis, caribous), terre du sirop d’érable et du hockey sport de religion. Cette terre est celle que j’ai choisi pour entamer une nouvelle expérience de vie, pour changer et évoluer. Cette décision de partir loin de chez moi a été facile, cependant est-ce la bonne décision ? Je me pose la question constamment depuis mon arrivée, à vrai dire, je n’ai pas évolué et n’y changé (tjrs dans le soutien administratif avec un salaire merdique et des tâches insipides).

Il y a beaucoup de différences ici! first one la langue hihihi, je suis du côté francophone, donc on parle le french québécois tabernac. Second one la mentalité plus anglo-saxonne, time is money, MONEEEYYYYY, le slogan qui en ressort est « faire de l’argent ce n’est pas un crime » ! Third one ahah tu n’as pas intérêt à tomber malade, car si pas de couverture sociale mon Dieu, ça coûte un bras voir les deux et une demie jambe, pour vrai, il faut se faire une bonne paie. Fourth one l’hiver maman 6 mois par -40 degrés et je ne déconne pas ça pique grave… Ton nez qui se transforme en stalactite et pas question d’être en mode fashion, tu choisis entre faire ta belle et mourrir de froid. Il y a aussi des points positifs hein, j’aime le drame, ma qualité de vie s’est nettement améolirer et les québecois ont un civisme à toutes epreuves. Ça paraît tellement stranger que tu en ai traumatisé quand tu viens de Paris. Ils te disent bon matin, t’aident quand tu te perds, font la queue pour prendre le bus… Bordel ceux sont des extraterrestes!

À chaque whatsApp avec ma famille ou mes amis(es) la réponse à la question : -Comment ça se passe ? Est la même : – Ça passe sans plus. Réponse courte qui illustre bien mon insatisfaction. Puis-je être non satisfaite d’une situation que j’ai créée ?! Eh bien mystère et boule de gomme.

En attendant, je vais tenter de me bouger le cul pour avoir un minimum d’hapiness. En commençant par me mettre au sport et arrêter de manger comme une grosse vache boulimique. Je rigole toute seule de mon manque évident de motivation à l’ecriture de cette ligne.  Je ne suis pas assez solide mentalement pour entamer une telle épreuve. Je vais donc continuer de me plaindre c’est largement plus facile et sans contrainte. 🙂

Envie

De quoi ? Juste la vie.

Enfaite, je dis la vie, car je suis morte, morte moralement, morte physique, morte tout court même si je vis, oui clairement je respire, mais je suffoque aussi. J’ai quitté mon pays d’origine pour me reconstruire, pour avoir un nouveau départ, néanmoins, je me rends compte que je refais exactement la même chose. La vie est un éternel recommencement dit-on, c’est une vérité pour moi.

Qui suis-je ? Non pas que je ne connaisse pas mon identité, mais qui suis-je vraiment ? I need to figure it out before to move on. Sans cette étape, je resterai coincée dans un raisonnement négatif . Je m’apprête à pénétrer dans une salle de projet pour visionner des courts-métrages de personnes talentueuses. Et je m’apprête à me mettre en mode envie. Qu’est-ce que l’envie, j’ai la flemme de chercher la définition exacte dans le dictionnaire, cependant vous connaissez ce sentiment, non? Oui parce qu’un jour ou un autre vous avez ressenti ce sentiment étranger et pesant. Moi c’est tous les fucking jours que je le ressens cette merde. Du coup, je n’avance pas et je le sais très bien. Ne jamais rester bloquer toujours aller de l’avant, facile à dire plutôt qu’à reproduire. Pourquoi cette envie, tout simplement que je veux avoir un talent, un but, une motivation que je n’en possède pas.

Je suis un échec depuis un bon nombre d’années, voilà où j’en suis. Je vais clôturer ce chapitre but … To be continued, who knows!